FAQ

Chirurgie esthétique:
les questions à se poser

L’acte de chirurgie esthétique n’a rien de banal. Un questionnement s’impose au préalable pour déterminer ses motivations, déterminantes pour éviter les ratés.

 

LE CHIRURGIEN ESTHÉTIQUE
ET SA PATIENTE

COMMENT CHOISIR
SON CHIRURGIEN ESTHÉTIQUE?

LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE
EST-ELLE EFFICACE?

LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE
COMPORTE-T-ELLE DES RISQUES?

QUE FAIRE
SI L’ON N’EST PAS SATISFAIT
DE SON INTERVENTION?

LES LASERS
ET LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE?

ACIDE HYALURONIQUE

BOTOX

AUGMENTATION MAMMAIRE:
LES IMPLANTS

RHINOPLASTIE

BLEPHAROPLASTIE

ABDOMINOPLASTIE

LIFTING FACIAL

 

LE CHIRURGIEN ESTHÉTIQUE
ET SA PATIENTE

Lorsqu’une femme vient, pour la première fois, consulter un chirurgien esthétique, il doit garder en mémoire qu’elle est, avant tout, en quête de Beauté et d’Harmonie. C’est la raison pour laquelle le cabinet du chirurgien doit s’inscrire dans un cadre de repos de l’âme et doit représenter pour le patient un havre de sécurité. En effet, il s’agit d’aider la patiente à prendre la décision la plus juste possible, au regard de ses attentes. Elle sera souvent accompagnée de son conjoint ou d’une amie lors de ce premier entretien.

La qualité de l’accueil et du dialogue

Dans ce contexte où le ou la patiente entreprend cette démarche parfois intimidante. Il est ainsi souhaitable de la soutenir, et c’est au personnel infirmier et aux secrétaires médicales qui composent l’équipe du praticien d’intervenir afin de dédramatiser l’acte opératoire.

Dès l’accueil, des liens privilégiés doivent s’établir pour permettre à la patiente de s’ouvrir aisément de ses craintes. Que ce soit avant ou après l’opération, au cabinet, ou simplement au téléphone, elle doit pouvoir toujours bénéficier d’une écoute apaisante. À aucun moment, elle ne doit être laissée seule face à son inquiétude.

Une fois installée dans le cabinet du chirurgien, ce dernier doit aider la patiente à surmonter son appréhension afin qu’elle expose ses motivations réelles.

Ensuite, une sensibilité commune, une connivence, un dialogue doivent mettre peu à peu la patiente en confiance, car elle seule décidera de concrétiser son projet esthétique.

Lorsque le praticien aura cerné sa personnalité et qu’il aura pleinement évalué ses motivations, il peut alors considérer l’opération sous un jour plus technique, lui en exposer les enjeux et les risques. En aucun cas, la décision ne doit être prise dans l’urgence.

Quant à l’information à donner aux proches, il est important de prévenir l’entourage immédiat afin qu’au retour de la clinique, la patiente évite d’être l’objet de la curiosité de sa famille ou des collègues de travail. C’est la raison pour laquelle le praticien lui conseillera de prendre quelques jours de vacances, le temps que les ecchymoses et l’œdème disparaissent.

Les consultations
avant l’opération de chirurgie esthétique

Deux consultations au minimum sont souhaitables avant l’opération. Ce temps va être celui d’une préparation psychologique et d’une formulation plus nette de son projet esthétique. Mais souvent, avant même le premier entretien, la patiente s’est déjà renseignée auprès de personnes ayant subi le même type d’intervention que celle qu’elle envisage. Elle peut également échanger des conseils avec d’autres patientes venues pour des soins postopératoires à la Clinique. Avant tout, il est important que la patiente comprenne parfaitement l’acte opératoire en lui-même ainsi que le résultat qui peut être obtenu. Pour cela, on peut avoir recours, si nécessaire, à un appareil photo numérique qui permet de prendre la patiente de face, de profil, de trois quarts. L’appareil est ensuite connecté à un ordinateur permettant au de permettre au chirurgien de procéder à des simulations, surtout pour des cas de rhinoplastie ou de profiloplastie. Le chirurgien peut également montrer un catalogue de photographies des différentes opérations « avant » et « après » et expliquer les examens préopératoires et les soins postopératoires.

Le lieu de l’intervention doit être une clinique ou un service hospitalier et le praticien ne peut opérer sans avoir prescrit un examen d’anesthésie préopératoire. Selon une récente directive, le chirurgien doit fournir un devis détaillé de l’intervention (honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, frais d’hospitalisation, matériels, produits, etc.).

En accord avec les règles éthiques et déontologiques, le chirurgien plasticien ne doit pas influer dans le choix de la patiente et n’entreprend un acte qu’après avoir reçu l’accord écrit du patient à travers le consentement opératoire éclairé, excepté en cas d’urgence.

Le chirurgien peut refuser de pratiquer certaines opérations lorsque, par exemple, il se rend compte que le patient donne un retentissement disproportionné à un défaut ou qu’il attend un résultat miraculeux de la chirurgie esthétique.

Enfin, le chirurgien assure toujours un suivi postopératoire, acceptant gracieusement les petites retouches d’une opération. Il est toujours possible pour un patient d’ajourner ou d’annuler une décision d’intervention, sans aucun frais, excepté les honoraires de la consultation.

COMMENT CHOISIR
SON CHIRURGIEN ESTHÉTIQUE?

Un peu plus de 600 plasticiens référencés par le Conseil National de l’Ordre des Médecins ont participé aux quelques 500 000 interventions esthétiques pratiquées en France chaque année. Ce chiffre est approximatif car il est impossible de faire le décompte exact des actes esthétiques réalisés.

En effet, s’il est aisé de recenser les interventions effectuées par des chirurgiens plasticiens, il est, en revanche, plus délicat de le faire pour tous les autres médecins qui les pratiquent.

En France, rares sont les praticiens qui débordent de leurs compétences. Un médecin généraliste n’oserait pas ôter l’appendice d’une de ses patients, tout comme un chirurgien se garderait bien de traiter une femme en périménopause.

En revanche, dans le domaine de la chirurgie esthétique, bon nombre de médecins généralistes, dont la formation n’a pas été sanctionnée par un diplôme d’Etat de Spécialiste en Chirurgie Esthétique, n’hésitent pas à réaliser une intervention esthétique.

Comment choisir son chirurgien plasticien?

Voilà une question qui n’est pas aussi anodine qu’on pourrait le croire. En effet, imaginons une femme qui, après mûre réflexion, envisage de faire appel à la chirurgie esthétique pour un lifting, une rhinoplastie, une lipoaspiration ou tout autre intervention. Il subsiste toujours cette interrogation:  » Qui vais-je consulter, qui va m’opérer?  »

La patiente doit alors rechercher le chirurgien qui va, non seulement, comprendre le désir du patient, mais qui maîtrise aussi la science et l’art de sa pratique, et pour lequel qu’on éprouve un sentiment de sympathie et de confiance. De quelles sources d’information peut-elle disposer? Comment en parler autour de soi? Vers qui se tourner en toute confiance?

  • Le bouche à oreille: Le bouche à oreille reste le premier moyen de trouver des adresses et des renseignements sur la chirurgie esthétique. Entre amies, la confiance jouera un grand rôle, même si deux actes similaires sur deux personnes distinctes donneront des résultats différents. Quoi qu’il en soit, une importante proportion de la clientèle d’un chirurgien esthétique est constituée d’une chaîne mise en place par le bouche à oreille. L’inconvénient de ce moyen d’information recueilli auprès d’un ou d’une ami(e) est qu’il ne garantit pas forcément la qualité professionnelle du praticien.
  • Les professionnels de la beauté: Toutes les professions qui sont en relation avec la beauté et le « bien-être » peuvent renseigner leurs clients sur la chirurgie esthétique, grâce aux témoignages de ceux et celles qui se sont fait opérer et qui n’hésitent pas à raconter leur expérience. L’inconvénient est ce que ces témoignages, diffusés auprès d’éventuels patients, peuvent être exagérés et déformés dans un sens positif comme négatif. Une deuxième source d’informations sera très utile: celle du personnel qui travaille dans le milieu de la chirurgie esthétique. À travers leur métier, ils se tiennent informés de tout ce qui touche à leur activité dans la mesure où ils lisent les revues spécialisées, côtoient régulièrement les médecins plasticiens et observent tous les jours l’évolution d’une chirurgie esthétique.
  • Les médias: La presse est devenue un sérieux concurrent du bouche à oreille. C’est surtout le cas de la presse magazine consacrée aux femmes qui, chaque année, au printemps et en été, réserve de nombreuses colonnes à l’esthétique, avec des informations de plus en plus sûres et précises. Les articles emploient parfois des termes techniques pour des lecteurs qui ne sont pas toujours initiés, mais restent toutefois une excellente entrée en matière sur ce sujet.Quant aux émissions de télévision sur la chirurgie esthétique, elles sont de plus en plus nombreuses, et n’hésitent pas à montrer des séquences opératoires qui peuvent impressionner. En même temps, ces images ont l’avantage de faire prendre conscience aux téléspectateurs qu’il s’agit d’actes chirurgicaux à part entière avec tout ce qui en découle.De même, certaines émissions décrivent les suites opératoires au quotidien ; d’autres mettent l’accent sur le côté psychologique, l’appréciation de l’entourage et sur le retentissement dans la vie sociale et professionnelle. Les chirurgiens interviewés se doivent de donner une information claire, précise, complète et sans caractère commercial. Enfin, comme dans tous les domaines, Internet tisse sa toile, et de nombreux sites fleurissent. Une législation sur ce mode d’information devient nécessaire.
  • Les professionnels de la santé: Le médecin généraliste ou le médecin de famille a toujours été celui qui orientait vers le spécialiste. On s’informe auprès de lui de la compétence d’un pédiatre, d’un cardiologue et souvent même, il recommande le patient directement auprès du médecin. Pourquoi alors ne pas se documenter auprès de lui sur la chirurgie esthétique?
    L’inconvénient est que tous les généralistes ne sont pas encore complètement formés à cela ni forcément instruits sur la pratique et les techniques de chirurgie esthétique. Néanmoins, le médecin généraliste a la possibilité d’indiquer le nom d’un plasticien, d’un hôpital ou d’une clinique spécialisée.
  • L’Ordre des Médecins: Il reste l’Ordre des Médecins, instance suprême des pratiques médicales en France qui, s’il ne donne que rarement des informations sur les pratiques de la chirurgie esthétique, peut donner l’adresse du plasticien diplômé et compétent (au sens juridique du terme) de sa région. Seul l’Ordre est habilité à reconnaître une compétence professionnelle.

Existe t-il des chirurgiens spécialisés pour une intervention de chirurgie esthétique particulière?

Certains chirurgiens plasticiens, issus d’une formation ORL de départ, ou encore ophtalmologique, connaissent principalement la chirurgie esthétique du nez ou des paupières. Il peut, toutefois, leur manquer une formation dans les autres domaines. Ils ne sont donc qualifiés que pour la région anatomique concernée. Seuls les plasticiens ayant une formation de chirurgie générale complète sont autorisés ordinalement à faire toutes les interventions d’esthétique possibles. Cependant, un plasticien talentueux, expérimenté et doté d’un oeil esthétique, est, en général, capable d’obtenir de bons résultats dans tous les types d’intervention.

Comment choisir son lieu d’intervention?

Se faire opérer dans un cadre chaleureux qui s’inscrit en rupture avec le monde hospitalier rassure. La décoration, l’atmosphère d’un endroit peuvent aider le patient à surmonter les appréhensions d’une intervention. Dans les cliniques qui pratiquent exclusivement la chirurgie esthétique, la disponibilité et l’écoute des équipes médicales et paramédicales sont entières pour ce type d’intervention. Les infirmières n’auront pas à privilégier des patients opérés pour des raisons thérapeutiques au détriment des patients d’esthétique. D’autre part, ces établissements présentent l’avantage de ne pas voir défiler dans les salles d’opération des pathologies sources d’infection (appendicite…) comme dans les grosses structures hospitalières.

LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE
EST-ELLE EFFICACE?

Voilà une question intéressante qui a longtemps été au centre des interrogations sur la chirurgie esthétique. En effet, à ses débuts, certains étaient plutôt circonspects sur les résultats des interventions esthétiques. Il faut dire que les moyens et les techniques n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui et que la lutte contre les atteintes de l’âge était encore bien peu efficaces. Ce fut la grande période des liftings tendus qui ôtaient toute expression aux visages, donnant aux femmes un air figé.

À cette époque, on était persuadé que la science était toute-puissante, que rien ne lui était impossible, y compris l’éternelle jeunesse. Bien vite, on avait dû accepter le fait que le vieillissement était inexorable, sa marche inévitable, et que, tout au plus la chirurgie esthétique pouvait la ralentir. Cependant, pour ceux et celles qui avaient investi dans cet espoir de rester jeune et beau, la déconvenue avait été de taille et l’on s’était un peu méfié de cette pratique qui avait promis plus que ce qu’elle ne pouvait tenir. Aujourd’hui, les interventions sont infiniment mieux maîtrisées et infiniment moins agressives: rafraîchissement du visage, rajeunissement d’un regard…

En réalité, la véritable question à se poser quant à l’efficacité de la chirurgie esthétique concerne plutôt ses limites, aussi bien dans les indications que dans le temps. Il existe tout de même quelques grands principes sans lesquels une intervention esthétique ne serait pas efficace. Ces principes sont aujourd’hui bien connus des plasticiens et sont d’abord d’ordre psychologique.

Le patient ne doit pas se surinvestir dans l’acte qu’il désire. Ainsi, s’il pense que refaire son nez, sa poitrine, ou un lifting lui permettra de retrouver un emploi, l’amour de son conjoint ou la considération générale, le chirurgien doit le dissuader de se faire opérer. Dans les cas extrêmes, le chirurgien se méfie des êtres qui sont sujets à la dysmorphophobie. 2 Le patient doit être bien informé sur l’intervention qu’il va subir, les risques potentiels, les inconvénients de la convalescence, les modifications possibles bien après l’intervention. Il appartient donc au chirurgien de bien comprendre les désirs de son patient et de poser la bonne indication.

Le patient doit être le seul à décider de son opération. Ainsi, si le chirurgien s’aperçoit que l’intervention relève du seul désir du conjoint, par exemple, on s’arrange pour ne pas donner suite à leur demande, car nous savons qu’elle ne sera jamais satisfaite pour autant. Si ces trois conditions sont réunies du côté du patient, l’intervention aura toutes les chances de réussir.

Outre l’aspect  » patient « , il est également question du geste opératoire. Pour que celui-ci soit totalement efficace, seule l’expérience du médecin lui permet d’adapter au mieux la technique opératoire au cas par cas. Mais il existe aussi des règles à respecter, et qui sont particulières à chaque intervention. Voyons-en quelques-unes:

Pour toutes les interventions de lipoaspiration, pour que l’efficacité soit maximale, il faut que la peau soit de bonne qualité, ce qui n’est pas toujours le cas. Ainsi, si la peau est souple et élastique, ce qui est le cas chez les sujets les plus jeunes, elle s’adapte d’autant mieux à la nouvelle forme après l’intervention; en revanche, si elle est précocement vieillie par le soleil ou si le patient n’est plus tout jeune et sa peau peu entretenue, la lipoaspiration sera moins efficace et le résultat peut être moins bon, laissant apparaître parfois des  » creux  » ou des  » vagues « , qu’un bon plasticien doit savoir éviter. Pour cela, on tente d’associer à l’opération un traitement cosmétique pour préparer la peau.

Pour pratiquement toutes les interventions, mais plus spécifiquement pour les plus délicates, comme celles du visage, il est nécessaire de préparer son corps en évitant la prise de certains médicaments plusieurs jours avant. Il est ainsi contre-indiqué de se faire opérer alors que l’on a consommé de l’aspirine, ce produit étant réputé pour son action anticoagulante.

Enfin, il faut concevoir l’acte de chirurgie esthétique dans le temps. Les tissus humains vieillissent quoi qu’il arrive, et ce vieillissement peut être plus ou moins rapide selon le soin que l’on porte à son corps. Aujourd’hui, nous savons que plus un lifting est entrepris tôt, plus il est efficace, exactement comme le traitement des rides.

Nous savons aussi que la durée de vie limite d’un lifting classique est de 10 ans. Mais, il est impératif d’entretenir les fruits de l’intervention et cela permet également d’améliorer l’efficacité d’une opération (exemple: ne pas exposer les cicatrices au soleil la première année, porter régulièrement un soutien-gorge lors de certaines activités qui retentissent sur la bonne tenue de la poitrine, surveiller son alimentation et prendre soin de sa peau après une lipoaspiration).

LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE
COMPORTE-T-ELLE DES RISQUES?

Sous une autre forme, la question pourrait être: la chirurgie esthétique est-elle dangereuse?

Voilà une question qui, légitimement, peut tourmenter les candidats à l’opération, tant le moindre incident ou accident survenu à la suite d’une intervention de chirurgie esthétique est stigmatisé, médiatisé et diabolisé. Pour comprendre la réaction de la presse et du public qui s’émeuvent et se scandalisent, il faut garder à l’esprit le fait que l’on ne  » doit  » faire appel à la chirurgie qu’en cas de nécessité et que se faire opérer alors que l’on est en bonne santé peut paraître contre-nature. Toutefois, nous devons dire aux lecteurs qu’il n’y a pas plus de complications en chirurgie esthétique qu’en chirurgie générale.

Faisons la distinction entre ce qui peut advenir au patient à cause d’un acte ou d’une erreur médicale et de ce qui peut se produire en raison de son état de santé. Il est évident qu’il y aura plus de décès dans un service de traumatologie d’un grand hôpital que dans un service de dermatologie. En tenant compte de ce facteur, il y a proportionnellement beaucoup moins d’accidents en chirurgie esthétique.

Mais il est probable que dans ce domaine, il y a plus de mécontents et de revendications.

A titre d’exemple, un polytraumatisé de la route ne va pas attaquer devant les tribunaux un chirurgien qui lui a remodelé un visage au mieux de ce qu’il pouvait faire ou amputé un membre pour lui sauver la vie; en revanche, la patiente d’un chirurgien peut ne pas être satisfaite de son nez refait ou de ses prothèses mammaires. Mais s’il est faux de dire que la chirurgie esthétique est  » dangereuse « , le risque zéro n’existe pas. En effet, tout acte opératoire nécessite le recours à des produits qui sont utilisés dans les meilleures conditions, certes, mais qui peuvent ne pas être tout à fait inoffensifs.

Enfin, il s’agit d’une intervention chirurgicale à part entière, avec tous les risques habituels que cela comporte et qui ont pour origine, soit les réactions de l’organisme, soit l’acte lui-même.

A titre d’exemple, une utilisation prolongée d’une canule d’aspiration lors d’une lipoaspiration pourra causer un creux disgracieux dans le galbe d’une cuisse ; une exérèse cutanée au niveau des paupières trop importante donnera un regard un peu étonné. Dans ces cas précis, il s’agit d’une faute du chirurgien qui pourra être amené à réparer le dommage esthétique subi par le patient.

Aujourd’hui, les examens préopératoires, comme la consultation d’anesthésie, permettent de connaître au mieux l’état de santé du patient, pour savoir quelles peuvent être ses réactions à certains produits pharmaceutiques, ses troubles ou ses faiblesses (problème de coagulation ou de cicatrisation). Ces risques sont évalués au maximum pour que la sécurité le soit également. Ainsi, on demandera à un patient de cesser de prendre de l’aspirine (qui a un effet sur la coagulation du sang) au moins quinze jours avant et après l’intervention, sauf si cela fait partie d’un traitement médical de fond, auquel cas, l’intervention est différée. D’autre part, afin de mettre les patients à l’abri des accidents exceptionnels d’anesthésie, l’anesthésiste procède rigoureusement au contrôle des appareils d’anesthésie avant chaque utilisation. Fort heureusement, les réactions de l’organisme humain sont bien connues et, même si le risque zéro n’existe pas, les protocoles qui luttent contre les effets des accidents opératoires sont bien maîtrisés.

Il y a une certaine analogie entre une salle d’opération et le cockpit d’un avion de ligne.

En effet, lorsque l’équipage est en parfaite osmose et entraîné ensemble, les problèmes qui peuvent survenir sont infiniment moins dangereux. Chacun sait ce qu’il doit faire et il y a peu de risque qu’un accident grave survienne.

De même, un chirurgien doit savoir s’entourer de très bonnes infirmières pour les soins postopératoires, les former, les informer, les motiver et les surveiller. Un tandem chirurgien-infirmière solide, habitué à travailler ensemble de longue date, est un gage de sécurité pour le patient. Enfin, pour une meilleure coordination du suivi postopératoire, le chirurgien peut faire parvenir un courrier d’information au médecin traitant ou, suivant les cas, au gynécologue ou au dermatologue.

QUE FAIRE SI L’ON N’EST PAS SATISFAIT
DE SON INTERVENTION?

Il est tout à fait possible que l’intervention esthétique, une fois réalisée, ne satisfasse pas complètement celui ou celle qui l’a subie. Cette satisfaction du patient est ce que doit rechercher en priorité le praticien.

Nous avons vu que la chirurgie esthétique a, pour une part essentielle, une dimension psychologique. Il est donc logique que l’insatisfaction du patient en ait une également. Pour comprendre sa nature, il faut revenir brièvement sur les motivations du candidat à la chirurgie esthétique.

Ainsi, l’opération peut être une intervention de restauration, qui, comme son nom l’indique, restaure un état physique antérieur. Les liftings, certaines plasties mammaires, et certaines lipoaspirations en font partie. Le patient cherche alors à retrouver le physique qu’il a perdu.

L’autre catégorie d’interventions est constituée par les opérations de  » création « , celles qui créent une nouvelle forme. La rhinoplastie est classiquement une intervention de création, tout comme la pose de prothèses mammaires.

À chaque période de l’existence correspond un certain type d’intervention: avec l’âge, on aura plutôt recours aux opérations de restauration, alors que les moments délicats de la vie, comme la période d’un divorce, le chômage ou la retraite seront propices aux interventions de création. Il est bien entendu qu’une personne qui désire retrouver une image de soi qu’elle a connue risque moins d’être mécontente qu’une autre qui imagine ce que sera un nouveau nez ou un nouveau visage. Cette insatisfaction peut cependant être parfaitement motivée si l’opération est ratée ou plus discutable si c’est une affaire de goût.

Quoi qu’il en soit, la conduite à tenir est toujours la même: ne jamais porter un jugement tout de suite après l’intervention. Les œdèmes ne se sont pas résorbés, la zone opérée est très souvent gonflée et les résultats définitifs parfois difficiles à voir. Donc, il faut s’accorder un certain délai avant de pouvoir se dire mécontent, sauf dans le cas d’un ratage complet. Pour chaque opération, la période d’attente est différente, et elle peut être assez longue, comme pour les nez où la forme définitive est obtenue après plusieurs mois seulement. Le médecin doit prévenir le patient avant l’intervention. Autre impératif: suivre scrupuleusement les soins postopératoires prescrits par le chirurgien.

A titre d’exemple, il est hors de question d’ôter les mèches placées dans le nez après une rhinoplastie parce qu’elles gênent la respiration, d’autant plus que le plasticien ne pourra être tenu pour responsable en cas de problème. Ensuite, si, après le délai d’attente, le résultat n’est toujours pas satisfaisant, il ne faut surtout pas hésiter à en parler au chirurgien qui vous a opéré, plutôt que d’aller consulter un autre médecin.

Dans tous les cas, le chirurgien prendra en considération les récriminations et, si elles sont fondées, et même si elles sont subjectives, il acceptera de retoucher l’acte par une petite intervention complémentaire, si nécessaire.

Si, malgré tout, le résultat n’est pas esthétique, il est toujours possible de prendre l’avis d’un autre plasticien, surtout si le premier chirurgien considère qu’il est nécessaire de refaire l’intervention, différente de la première, et donc, de régler un supplément. Enfin, si l’on juge qu’il y a une faute ou un préjudice, il est possible de porter l’affaire devant les tribunaux. Un expert indépendant sera nommé et il étudiera le dossier pour savoir si la responsabilité du praticien est en cause. En l’état actuel de la jurisprudence, l’obligation de résultat n’existe pas et, seule l’obligation de moyens est prise en compte.

Le consentement éclairé du patient est aussi une notion importante qui exige que le médecin fournisse toutes les informations nécessaires à son patient, y compris celles qui concerne les risques. C’est au médecin de faire la preuve qu’il a fourni ces informations, mais les juges n’en tiennent pas toujours compte. Il faut également savoir que les procédures peuvent prendre plusieurs mois, et même plusieurs années, et que les indemnisations n’ont rien à voir avec celles que l’on observe aux États-Unis où elles peuvent atteindre des sommes extraordinaires.

LES LASERS
ET LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE?

Le principe du L.A.S.E.R. (Lumière Amplifiée par Émission de Radiation Stimulée) est basé sur l’action de la lumière.

L’intérêt de cette stimulation est double:

  • D’une part, elle génère une puissance considérable en un temps très court (jusqu’à un milliardième de seconde)
  • D’autre part, elle ne diverge pas, c’est-à-dire, que le faisceau lumineux ne s’élargit pas comme celui d’une lampe torche; il peut donc se focaliser, se concentrer en un petit point. Pour le reste, ce n’est que de la chaleur qui brûle ce que le rayon touche. En effet, la concentration de sa puissance en un temps réduit transforme pratiquement en vapeur les points visés avant que la chaleur ne se propage plus loin. Cela permet d’éviter la carbonisation des tissus environnants que l’on ne voulait pas traiter.


Le concept du L.A.S.E.R. a été développé en 1916 par Albert Einstein. L’apparition du premier laser date de l’année 1960. Les premiers essais sur l’homme ont eu lieu en 1964, pour des indications médicales dermatologiques. Il existe actuellement quatre grands domaines en médecine où les lasers ont pris une place de choix:

  • La dermatologie
  • L’ophtalmologie
  • Le domaine des indications vasculaires
  • Le domaine de la médecine esthétique



Cependant, on retrouve la technique du laser dans d’autres spécialités comme l’ORL, la chirurgie urologique, la chirurgie gynécologique ou la chirurgie bronchique, par exemple. Depuis le milieu de l’année 1995, une certaine catégorie de laser a fait son entrée en chirurgie esthétique, en complément des actes de rajeunissement du visage que constituent les différents liftings.

La multiplicité des indications médicales et les progrès techniques enregistrés sur les appareils lasers ces dix dernières années en ont fait des outils quasiment incontournables dans l’arsenal thérapeutique de nombreuses spécialités. Il existe aussi une autre particularité du laser qui n’est pas encore totalement expliquée, mais qui s’avère bien pratique pour les chirurgiens: c’est son effet rétractant.

En effet, il agit un peu comme un petit lifting sur la peau, d’autant plus que, dans le creux des rides, son effet a pour résultat de fabriquer un mélange de fibres de collagène et de fibres élastiques qui comblent en quelque sorte la ride. L’utilisation du L.A.S.E.R. dans ce domaine est donc un véritable succès pour les rides autour de la bouche, les yeux, les pattes-d’oie, les petites varicosités, les tâches de soleil ou de naissance. Plusieurs types de L. A.S.E.R. sont disponibles, chacun ayant dans la gamme de sa puissance et de sa fréquence – n’oublions pas que c’est une émission de radiation – une utilité précise.

Ainsi, toutes les rides du visage peuvent être traitées si elles ne sont pas trop marquées. Ce traitement peut occasionner une rougeur qui peut durer plusieurs mois et qui peut être camouflée avec des produits cosmétiques. Quoi qu’il en soit, le laser est d’ores et déjà considéré comme un outil extraordinaire, performant et qui, d’année en année, voit ses applications se développer.

Du fait du nombre de plus en plus croissant d’indications médico-chirurgicales et de la très grande spécificité des appareils mis sur le marché, s’est développée la technique de l’épilation de longue durée au laser. Cette indication a été découverte fortuitement à la suite de la constatation du retard à la repousse de la pilosité sur une zone ayant préalablement subi un traitement au laser pour un détatouage.

ACIDE HYALURONIQUE

Qu’est ce que l’acide hyaluronique et comment agit-il?

L’acide hyaluronique est naturellement présent dans notre organisme. Il sert à maintenir un bon niveau d’hydratation de notre peau en captant l’eau et en la maintenant dans les couches profondes du derme. L’acide hyaluronique est une molécule qui agit en quelque sorte comme une éponge.

Le traitement des rides à base d’acide hyaluronique consiste à injecter par petites touches un gel visqueux. Une fois infiltré dans la peau, le gel retient l’eau et se mélange à l’acide hyaluronique naturel du derme. L’effet volumateur redonne à la peau son aspect initial, la ride est résorbée.

Il s’agit d’un produit biodégradable et résorbable qui s’épuise naturellement dans l’organisme. Il vous faudra donc réitérer l’opération afin de bénéficier de ses effets sur le long terme.

Combien de temps dois-je prévoir pour une séance d’injections?

Selon le nombre de rides à traiter, une séance dure entre 15 et 30 minutes.

A quelle fréquence dois-je renouveler mes injections?

Etant donné que l’acide hyaluronique se dégrade naturellement dans l’organisme, l’effet de l’injection est variable et dépend de plusieurs facteurs:

  • Type de peau du patient,
  • Sévérité de la ride à corriger,
  • Produit de comblement utilisé,
  • Zone d’injection,
  • Volume injecté.

La durée de l’effet de l’injection varie de 12 à 18 mois mais peut s’étendre jusqu’à 36 mois lorsque l’on injecte un acide plus dense, plus volumateur et qu’il est injecté dans certaines zones du visage tels que le cerne et la pommette.

Après une injection, quels effets secondaires peuvent se présenter?

Bien que l’acide hyaluronique soit un constituant naturel du derme, une injection d’acide hyaluronique est susceptible de provoquer des réactions cutanées.

Elles se traduisent par:

  • des rougeurs, bleus, ecchymoses, œdèmes, démangeaisons, légères douleurs au point d’injection qui peuvent survenir suite à l’injection, et se résorber entre 24 heures et 8 jours, des indurations ou nodules qui peuvent apparaître au point d’injection entre 15 jours et 3 mois après l’injection,
  • des colorations réversibles de la zone d’injection.

Notez bien que ces effets secondaires sont rares et se résorbent rapidement.

Les injections sont-elles douloureuses?

Les injections sont réalisées à l’aide de micro aiguilles de quelques millimètres seulement qui rendent le traitement quasiment indolore. La douleur ressentie varie en fonction de la zone injectée et de la tolérance personnelle de chacun. Pour certaines personnes très sensibles à la douleur, votre médecin vous prescrira une crème anesthésiante à base de Lidocaine à appliquer 45 minutes avant le traitement pour une séance tout en confort.

Les effets immédiats sont-ils visibles immédiatement?

L’effet de l’acide hyaluronique est visible immédiatement. A la fin de la séance, vos rides sont déjà résorbées, mais le résultat définitif est optimal 10 jours après l’injection. C’est le temps qu’il faut à l’organisme pour assimiler complètement l’acide.

L’acide hyaluronique est une molécule résorbable. Ses effets sont donc temporaires et durent en moyenne 6 à 8 mois (et peuvent aller jusqu’à 36 mois dans le meilleur des cas).

Quelles sont les contre-indications aux injections et quelles précautions dois-je prendre?

Il est déconseillé d’avoir recours à l’acide hyaluronique en cas de:

  • Grossesse et Allaitement
  • Traitement antibiotique par les aminosides (Amiklin, Gentalline, Streptomycine)
  • Traitement anticoagulant récent
  • Traitement anti-inflammatoire récent
  • Hypersensibilité connue au Botox A
  • Myasthénie grave
  • Syndrome de Lambert-Eaton

Les patients qui prennent des médicaments doivent le signaler, la prise concomitante de certains médicaments doit être évitée (aminosides).

Après une séance d’injections, il est souhaitable d’éviter le port de chapeaux ou casquettes trop serrés, les saunas et hammams, ainsi que les transports en avion dans les 24 heures qui suivent le traitement.

Bien que l’acide hyaluronique reste le produit le plus sûr sur le marché des injectables antirides, des effets inflammatoires peuvent apparaître. Ce risque allergique a été signalé, mais il est extrêmement faible (1 cas de réaction d’hypersensibilité sur 2000 a été rapporté).

Après une injection, je risque d’être marqué(e) – comment puis-je éviter les œdèmes et les hématomes?

Il ne faut pas prendre d’aspirine ou d’anti-inflammatoires pendant les huit jours qui précèdent le traitement, pour prévenir la survenue de petits hématomes.

Si votre peau a tendance à marquer facilement, nous vous recommandons la prise d’Arnica en comprimé 2 à 3 jours avant la séance et jusqu’au lendemain afin de diminuer le risque d’hématome.

BOTOX

Qu’est-ce que la toxine botulique et comment agit-elle?

Le Botox® est une molécule issue de la toxine botulique dont l’effet paralysant permet de réduire significativement l’activité d’un muscle et de traiter ainsi la cause de formation d’une ride.

Longtemps utilisée dans le cadre de la médecine ophtalmique, la toxine botulique est désormais utilisée à des visées esthétiques: injectée en petite quantité, en superficie ou plus profondément dans le derme, elle permet de traiter les rides et les ridules.

Les effets du traitement commencent à apparaître 24 à 48 heures après les injections, l’effet optimal est obtenu après 1 à 4 semaines et perdure cinq à sept mois en fonction des organismes.

A quelle fréquence dois-je renouveler mes injections?

L’action du produit est non définitive et perdure entre 5 et 7 mois. Pendant cette période, la ride va être atténuée. En répétant les injections, sans attendre que la contracture musculaire soit totalement revenue, vous obtiendrez une amélioration plus durable. L’intervalle entre les traitements est généralement de 3 à 6 mois.

Le traitement des rides au Botox sera plus efficient s’il est pratiqué avant la formation des rides, le plus tôt possible, en préventif.

Après une injection, quels effets secondaires peuvent se présenter?

En général, les effets indésirables s’observent dans les premiers jours qui suivent l’injection et sont transitoires. Comme pour toute injection, peuvent survenir une sensation de picotement ou de brûlure légère lors de l’injection. Parfois un hématome transitionnel peut survenir au point d’injection et marquer le visage pendant 2 ou 3 jours suite à l’injection.

Dans quelques très rares cas, un abaissement temporaire de la paupière (ptôsis), la survenue de céphalées et quelques rougeurs peuvent survenir. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d’eux-mêmes avec le temps.

En cas de doute ou d’inquiétudes, n’hésitez pas à nous contacter, votre médecin répondra à toutes vos questions dans les meilleurs délais.

Les injections sont-elles douloureuses?

Les injections sont réalisées à l’aide de micro aiguilles de quelques millimètres seulement qui rendent le traitement réellement indolore. Toutefois, pour certaines personnes très sensibles à la douleur, votre médecin vous prescrira une crème anesthésiante à appliquer 45 minutes avant le traitement pour une séance tout en confort.

Les effets et résultats sont-ils visibles immédiatement?

Il faut attendre quelques jours, parfois une semaine avant de constater la détente des muscles et l’atténuation considérable des rides.

Quelles sont les contre-indications aux injections et quelles précautions dois-je prendre?

Il est déconseillé d’avoir recours au Botox en cas de:

  • Grossesse et Allaitement
  • Traitement antibiotique par les aminosides (Amiklin, Gentalline, Streptomycine)
  • Traitement anticoagulant récent
  • Traitement anti-inflammatoire récent
  • Hypersensibilité connue au Botox A
  • Myasthénie grave
  • Syndrome de Lambert-Eaton

Les patients qui prennent des médicaments doivent le signaler, la prise concomitante de certains médicaments doit être évitée (aminosides).

Après une séance d’injection de Botox, il ne faut pas masser la zone traitée. Il est souhaitable d’éviter le port de chapeaux ou casquettes, les saunas et hammams, ainsi que les transports en avion dans les 24 heures qui suivent le traitement.

Après une injection, je risque d’être marqué(e) -comment puis-je éviter les œdèmes et les hématomes?

Il ne faut pas prendre d’aspirine ou d’anti-inflammatoires pendant les huit jours qui précèdent le traitement, pour prévenir la survenue de petits hématomes.

Si votre peau a tendance à marquer facilement, nous vous recommandons la prise d’Arnica en comprimé 2 à 3 jours avant la séance et jusqu’au lendemain afin de diminuer le risque d’hématome.

AUGMENTATION MAMMAIRE:
LES IMPLANTS

On raconte que les prothèses doivent être changées tous les dix ans, est-ce vrai?

La durée de vie estimée d’une prothèse est de quinze à vingt ans; il n’y a aucune raison de remplacer un implant avant qu’il ne rupture. Dans le cas de rupture d’une prothèse saline, le sein va s’affaisser en quelques jours, car l’eau qui s’écoule par la perforation est réabsorbée par l’organisme et éliminée. Dans le cas d’une prothèse en gel de silicone, le bris ne se manifeste pas par une perte de volume: c’est souvent lors d’une mammographie ou d’une échographie que le diagnostic est posé.

Est-ce compliqué de remplacer une prothèse saline brisée?

Dans le cas d’une prothèse saline brisée, le remplacement peut souvent se faire sous anesthésie locale. Bien que la prothèse se vide en quelques jours, la chambre créée depuis de nombreuses années ne se referme pas rapidement. Il s’agit donc de pratiquer une anesthésie localisée au site de la cicatrice, d’accéder à la prothèse brisée, de la remplacer par une neuve et de la remplir celle-ci de solution saline. La douleur post-opératoire se limitera à la zone de l’incision; il n’y aura pas de douleur au niveau du sein.

Les prothèses sont elles garanties?

Deux compagnies vendent leurs implants au Canada soit Mentor (Johnson & Johnson) et Allergan (autrefois Inamed et avant McGhan). Les compagnies offrent des garanties sur les implants salins. Les patientes devront cependant assumer les frais de la chirurgie. Il ne faut pas oublier que ces frais supplémentaires n’arriveront pas avant quinze à vingt ans pour la moyenne des patientes. Les études de la compagnie Mentor estiment à 3% l’incidence de rupture prématurée dans les premiers sept ans pour les prothèses salines à paroi lisse (les plus utilisées).

Dans Internet, on parle de prothèses lisses et de prothèses texturées. Qu’en est-il?

La prothèse lisse a l’apparence d’un plastique transparent et la texturée peut faire penser à une vitre givrée, car elle présente une surface avec des milliers de spicules dont le but serait de rendre plus ardu pour l’organisme la formation d’une enveloppe cicatricielle trop active. Il s’agit d’une question encore débattue dans nos congrès et revues médicales; les avis sont partagés.

J’ai entendu dire qu’il y avait différentes formes de prothèses: profil modéré, profil haut, goutte d’eau, etc. Comment choisir?

Le choix revient à votre médecin, à la suite à votre examen et compte tenu de vos besoins. Dans près de 90% des cas, c’est la prothèse MP (Moderate Profile) qui est utilisée. Une femme ayant un thorax étroit et désirant un assez bon volume bénéficiera de la prothèse HP (High Profile) dont la base est plus étroite, ce qui évite que le sein déborde sur le côté. Quant à la prothèse en goutte d’eau, elle est peu utilisée, car la majorité des patientes désirent un galbe dans le haut du sein, et, fait à noter, dans la phase de guérison, la prothèse peut tourner un peu sur elle-même et la goutte d’eau se retrouve alors de travers…

J’ai peur que ça soit trop gros.

Notre philosophie est de respecter vos critères: les patientes doivent faire l’évaluation de leurs besoins dans l’intimité de leur foyer. Nous vous recommandons de vous procurer un soutien-gorge mince avec un bonnet complet de la grandeur visée. Procurez-vous également deux sacs en pellicule plastique mince, comme ceux utilisés pour les fruits et légumes dans les épiceries. Commencez en y introduisant 250 ml de riz non cuit, refermez le sac lâchement, introduisez le dans le bonnet et moulez-le pour donner de la rondeur au sein. Mettez un vêtement ajusté et regardez-vous dans le miroir. Ajoutez ou retirez du riz jusqu’à l’obtention de l’effet recherché, puis versez le riz dans une tasse à mesurer et notez la quantité. Nous parlerons de votre choix avant la chirurgie et nous vous aiderons à trancher en cas d’hésitation. Toutefois, comme vous aurez testé vous-même le volume, vous ne risquez pas de vous retrouver avec un résultat inattendu.

Il y a différents types d’incision et j’ai même entendu dire qu’on pouvait passer par le nombril?

Dans près de 70% des cas, l’incision se fait sous le sein: 10% en demi-cercle au pourtour inférieur de l’aréole et 20% dans l’aisselle. Nous n’utilisons pas l’approche par l’aisselle. Le choix de l’aréole ou de la zone du pli naturel tient compte des demandes de la patiente et de considérations techniques. Dans les cas où on doit déplacer l’aréole vers le haut pour la centrer sur le nouveau sein, il sera souvent plus pertinent de limiter les incisions au pourtour de l’aréole plutôt que d’en ajouter une deuxième dans le pli naturel sous le sein.

Sur le muscle, sous le muscle: pourquoi?

De 1991 jusqu`à tout récemment, la prothèse saline a été notre seule option. Lorsqu’une patiente se penche sur le côté, l’eau de la prothèse se déplace temporairement en latéral et le sac contient moins d’eau dans la région du sternum: si la prothèse était uniquement sous le sein on risquerait d’apercevoir les replis de la prothèse temporairement inhabitée. Le muscle pectoral qui va du sternum à l’épaule, permet de cacher ces transitions dans la zone du décolleté. Il a été aussi démontré qu’il y aurait moins de phénomènes de durcissement, tant pour les prothèses salines que pour celles en silicone, car la zone d’implantation est constamment massée par chaque geste des bras.

Est-ce que je pourrai continuer à faire du sport?

Après six semaines, on considère que vous pouvez reprendre une vie normale sans limitation.

Qu’en est-il du retour au travail?

La majorité des personnes ayant un travail de bureau seront de retour au travail dans un délai de dix jours; les emplois physiquement exigeants (coiffure, cuisine, entretien ménager, soins aux malades, etc.) demanderont un peu plus de temps.

On a longtemps dit que le silicone était dangereux pour la santé. Est-ce vrai?

Non. De nombreuses études scientifiques menées au cours des quinze dernières années sont toutes arrivées à la conclusion qu’il n’y avait pas plus de risque (fatigue chronique, arthrite, maladie immunitaire, cancer, etc.) que pour une prothèse saline.

J’hésite entre prothèse saline et prothèse en silicone?

Dans la majorité des cas où il y a une couche de graisse sous-cutanée adéquate et du tissu mammaire, le cousinage apporté par ces éléments rendra la prothèse saline peu palpable. Les publications récentes sur les implants en gel de silicone de la dernière génération en position rétro-pectorale rapportent un taux de durcissement moins fréquent que devant le muscle. Cela n’était pas le cas avec les implants en gel des années 90 placées devant le muscle où le taux de capsule fibreuse était de l’ordre de 15-20%. Par ailleurs, une patiente maigre, avec peu de sein, risque de palper le sac de solution saline au pourtour de sein. Dans son cas, le choix d’une prothèse en silicone est à considérer.

Quand faut-il changer les implants mammaires?

Réponse du Docteur: Lorsqu’il s’agit de sérum physiologique, on peut attendre la rupture de la paroi de l’implant qui se traduira par une perte de volume au niveau du sein. Les prothèses seront changées à ce moment là.
En ce qui concerne les gels de silicone un suivi radiologique (mammographie numérisée, IRM) est nécessaire au bout d’une dizaine d’années. Lorsque des signes d’usure apparaîtront, le changement sera nécessaire.

Les implants mammaires augmentent-ils le risque du cancer du sein?

Réponse du Docteur: Non. Statistiquement il est démontré que les patientes porteuses d’implants mammaires ont un meilleur suivi radiologique et gynécologique et donc une détection plus précoce des éventuelles lésions cancéreuses du sein. Le pronostic est donc meilleur.

Les prothèses en gel de silicone augmentent-elles les risques de maladie auto-immune?

Réponse du Docteur: C’est une des suspicions pour lesquels ces implants ont été interdits de 1995 à 2001. De grandes études anglo-saxonnes ont démontrées qu’il n’existait pas plus de pathologies auto-immunes chez les patientes porteuses d’implants avec gel de silicone que chez des femmes n’ayant pas de prothèses mammaires.

Les prothèses avec un gel de silicone actuellement disponibles sont-elles plus sûr qu’auparavant?

Réponse du Docteur: Les premiers implants gel de silicone datent de 1962. Actuellement les gels sont cohésifs, c’est à dire beaucoup moins liquide ce qui explique que lors de la rupture de la paroi par usure les risques de migrations du gel de silicone dans les glandes mammaires sont faibles. Par ailleurs les parois anti-perspirations des implants de dernières générations limitent la diffusion de molécules de silicone.

Quels sont les différents types d’implants mammaires?

Réponse du Docteur: Actuellement il existe deux sortes de prothèses:

  • Les implants avec gel de silicone où le principal intérêt est la consistance très naturelle.
  • Le sérum physiologique dont le principal intérêt est une inocuité parfaite mais qui donne un sein de consistance peu naturelle. De ce fait, ces implants disparaissent.

Comment choisit-on le volume d’un implant?

Réponse du Docteur: Le volume d’un implant dépend de plusieurs critères tels les souhaits de la patiente mais aussi la taille et la forme du thorax. Il est clair que pour un volume donné le résultat apparaîtra très différent si la patiente mesure 1.55m ou 1.70m.

Suite à la pose d’implants, peut-il apparaître des troubles de la sensibilité des seins?

Réponse du Docteur: Des troubles de la sensibilité à type de fourmillement ou d’insensibilité sont classiques les premiers mois qui suivent l’intervention. Normalement ces troubles rentrent dans l’ordre dans les 6 mois.

Quelle est la durée de l’intervention?

Réponse du Docteur: Selon la voie d’abord (aisselles ou aréoles) l’intervention dure entre 45 et 60 mm.

Existe-t-il d’autres moyens d’augmenter une poitrine que l’intervention chirurgicale?

Réponse du Docteur: Un traitement hormonal peut augmenter modérément le volume de la poitrine (ceci est réalisé en particulier chez les transsexuels). Cependant cette hormonothérapie augmente significativement le risque de cancer.
Les techniques de lipofilling (injection de graisse autogène) sont possibles mais l’influence de la graisse dans le déclenchement ou l’évolution d’un cancer reste à étudier. Enfin, un laboratoire propose depuis peu un acide hyaluronique résorbable à injecter dans le sein. Le manque de recul et la règle qui veut que l’inflammation chronique (résorption) fasse le lit du cancer nous fait déconseiller très vivement cette technique.

Peut-il y avoir un rejet des implants mammaires?

Réponse du Docteur: Un phénomène de coque ou sein dur correspond à l’exacerbation d’une réaction cicatricielle normale. Celle-ci peut-être majorée par l’existence de petits hématomes dans la loge de l’implant, un défaut minime d’asepsie (staphylocoque épidermies) et une alimentation pro-inflammatoire. Il existe des cas, où malgré toutes les précautions, prises, une coque se développe qui nécessitera une réintervention.

Quelle est la durée de l’hospitalisation?

Réponse du Docteur: 24 heures.

Pourquoi mettre un drainage (drain de Redon) post opératoire?

Réponse du Docteur: Statistiquement les petits hématomes augmentent le risque de seins durs. L‘évacuation des petits saignements qui peuvent persister la nuit qui suit l’intervention nous paraît donc indispensable.

Est-ce que les cicatrices sont visibles?

Réponse du Docteur: Dès que les cicatrices sont blanches c’est à dire 6 à 12 mois après l’intervention, elles deviennent extrêmement discrètes (sauf cicatrisation pathologique).

Une grossesse est-elle envisageable après la pose d’implants mammaires?

Réponse du Docteur: Oui, tout à fait. Les seins évolueront de la même manière que chez une femme sans implant.

Quel est l’intérêt de positionner les implants mammaires en arrière du muscle grand pectoral?

Réponse du Docteur: L’intérêt nous paraît double. D’une part, la position rétro musculaire des implants diminue le risque de seins durs. D’autre part, le muscle se comporte un peu comme un soutien-gorge interne et le maintien de la poitrine nous paraît plus stable dans le temps.

Quelles précautions doivent être prise les semaines qui suivent l’intervention?

Réponse du Docteur: Il faut éviter de lever les bras en l’air durant une quinzaine de jour. Un mois d’inactivité sportive est nécessaire.


RHINOPLASTIE


Combien de temps dure l’intervention?

Réponse du Docteur: Une rhinoplastie peut durer entre 45 mm et 2 heures.

Combien de temps dure l’hospitalisation?

Réponse du Docteur: Habituellement 24 heures, mais dans certain cas il peut s’agir d’un acte ambulatoire, le patient ne vient que pour le temps de l’intervention.

Combien de temps faut-il pour être présentable?

Réponse du Docteur: Dans la plupart des cas, le port d’une attèle de contention et l’existence d’ecchymoses péri orbitaires nécessitent un délai de 8 à 15 jours.

Est-ce que les suites de rhinoplastie sont douloureuses?

Réponse du Docteur: Habituellement les suites ne sont pas douloureuses. Par contre un méchage des narines est gênant puisqu’il est impossible de respirer par le nez.

Combien de temps garde-t-on le plâtre?

Réponse du Docteur: 8 à 10 jours.

Combien de temps faut-il attendre pour avoir un résultat définitif?

Réponse du Docteur: L’essentiel du résultat est visible en 2 à 3 mois, mais on constate un affinement et des petites modifications jusqu’à 1 an après l’intervention.

Les retouches sont-elles fréquentes?

Réponse du Docteur: Il s’agit d’une intervention délicate où les phénomènes de cicatrisations internes peuvent modifier le résultat escompté. Toutes rhinoplasties confondues, il existe 20 à 25 % de retouches. Celles-ci peuvent être effectuées sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale.

Combien de temps faut-il attendre avant une retouche?

Réponse du Docteur: Il faut attendre entre 6 et 12 mois.

Y-a-t-il des cicatrices visibles?

Réponse du Docteur: Non. Dans la plupart des cas, les incisions sont à l’intérieur des narines. Parfois des incisions sur la columelle ou dans le pli des narines sont associées mais deviennent rapidement extrêmement discrètes.

La simulation pré-opératoire sur ordinateur, est-elle fiable?

Réponse du Docteur: Ces simulations permettent surtout au chirurgien de déterminer l’importance de la modification que vous souhaitez, tout en restant dans les limites du raisonnable et du possible. Même s’il ne s’agit en aucun cas d’un « avant – après » ces simulations sont relativement fiables.

Quelles types d’anesthésies sont-elles utilisées pour cette intervention?

Réponse du Docteur: Selon le geste chirurgical envisagé l’anesthésie peut être locale pure ou générale. Ainsi si les modifications concernent la pointe nasale et une très petite bosse le geste peut être tout à fait effectué sous anesthésie locale. A l’inverse, s’il existe une déviation de cloison, une bosse importante, un nez dévié, l’anesthésie générale est nécessaire.

Quelles précautions prendre après une rhinoplastie?

Réponse du Docteur: Le nez reste fragile durant plusieurs mois et il faut bien entendu éviter tout traumatisme à ce niveau.

Est-on marqué après l’intervention?

Réponse du Docteur:Les ecchymoses péri orbitaires sont classiques et nécessitent une protection du soleil jusqu’à disparition complète.

Combien de temps garde-t-on les mèches?

Réponse du Docteur: Selon le type d’intervention et l’état de la cloison nasale les mèches sont maintenues 24 à 72 heures.


BLEPHAROPLASTIE


Je ne veux pas me retrouver avec des yeux d’épagneul

Deux facteurs peuvent entraîner une traction sur la paupière du bas. Le premier est un manque de tonus de la paupière causé par le vieillissement; ce phénomène varie d’un individu à l’autre. Comment l’évaluer? En maintenant le regard droit devant, on tire la paupière vers le bas et on la relâche. Si elle revient brusquement en contact avec l’œil, c’est bon signe; si on a le temps de compter deux, trois, quatre secondes pour le retour, c’est qu’il faudra retendre la paupière lors de la chirurgie.

L’autre facteur tient à la quantité de peau qu’on pourra enlever. Au cours de l’opération, la peau est souvent libérée jusqu’à l’os de l’orbite et le chirurgien l’étale comme on étale un drap sur un lit; ce qui dépasse l’incision peut être enlevé, mais le chirurgien ne peut pas augmenter la tension pour en enlever davantage. Quant aux rides qui persistent, il faudra accepter de vivre avec elles, car leur présence est beaucoup plus acceptable qu’une paupière décollée de l’œil (ectropion) ou tirée vers le bas.

Je ne voudrais pas donner l’impression d’avoir vu un fantôme

Pour retoucher la paupière du haut, il faut parfois lui enlever de la peau. Lorsque les sourcils sont trop bas, remonter le front est parfois la seule option envisageable, car enlever de la peau à la paupière du haut aura peu d’effet. Si les sourcils sont à la bonne hauteur et que le chirurgien fait un lift frontal, cela risque de donner au patient un air ahuri. Il est hors de question que la chirurgie produise cet effet et un bon chirurgien saura éviter ce piège.

Je ne voudrais pas avoir des yeux en amande, car ce n’est pas moi

Un facelift trop tiré fait en même temps pourrait apporter ce genre de changement, mais pas une chirurgie limitée aux paupières.


ABDOMINOPLASTIE


Est-ce qu’il existe une chirurgie permettant de faire disparaître les vergetures?

Une vergeture est une fracture des fibres élastiques de la peau survenue lorsque la tension a dépassé le point critique déterminé par votre génétique. Pour certaines personnes, ce point critique est atteint avec la prise de 30 livres (14 kg) et, pour d’autres, avec celle de 70 livres (32 kg).

Certaines techniques utilisées en dermatologie, comme la microdermabrasion ou encore certains lasers, peuvent atténuer un peu la rougeur, mais les marques sont là pour rester.

Lors d’un redrapage de l’abdomen, une large ellipse de peau relâchée est enlevée entre le nombril et le pubis, et ce, d’une hanche à l’autre. Les vergetures contenues dans cette peau n’y seront plus puisque, une fois libérée de ses attaches, la peau qui se trouve à la hauteur du nombril sera descendue à la hauteur du pubis.

Si je devenais enceinte à nouveau après le redrapage, qu’arriverait-il?

En fait, si votre abdomen a été ramené à la tension qu’il avait à 18 ans, il sera à nouveau en mesure de se laisser distendre pour permettre la croissance du bébé.

J’ai entendu parler du fait qu’on réparait les muscles. Qu’est-ce que ça veut dire?

Lorsqu’on observe un « monsieur muscle », un culturiste, on peut voir une ligne creuse qui sépare l’abdomen, du sternum au pubis. Lors de la grossesse, la tension peut étirer cette ligne en largeur et créer un espace allant parfois jusqu’à deux ou trois pouces (5 à 7,5 cm). Quand il répare les muscles, le chirurgien veille à les rapprocher du milieu.

Est-ce que la chirurgie va vraiment me donner une taille?

Le redrapage a surtout un effet vertical, comme lorsqu’on tire un store vers le bas. Le rapprochement des muscles aide à diminuer le relâchement du ventre en fin de journée, mais il ne va pas sculpter une taille.


LIFTING FACIAL


Je ne veux pas avoir l’air tiré de certaines actrices que l’on voit à la télé.

Mentionnons tout d’abord qu’une première chirurgie, chez quelqu’un dont le vieillissement n’est pas sévère, n’entraîne pas ce genre de déformation. Après plusieurs lifts, il risque de s’installer une certaine rigidité dans l’expression faciale, car la peau est plus cicatricielle et manque de souplesse. Les muscles faciaux parviennent alors moins bien à entraîner la peau, ce qui donne aux mimiques un aspect de masque.

Dans le fond, je voudrais juste avoir l’air reposé et que mon entourage ne s’aperçoive pas que j’ai subi une intervention.

Si vous paraissez dans la quarantaine et que les signes du vieillissement ne sont pas trop marqués, une nouvelle coiffure pourra en mystifier un certain nombre et suffire pour qu’on voie là la cause de votre air bien reposé. Cependant s’il y a des bajoues assez visibles, si le pli entre la lèvre supérieure et la joue (sillon nasogénien) est bien marqué, si la peau du cou est flétrie, relâchée ou encore si on voit des bandes verticales de chaque côté de la pomme d’Adam, une chirurgie réussie fait une telle différence qu’il est difficile de la cacher. Il faut alors accepter d’avoir à en parler et ne pas se sentir coupable d’avoir osé.

J’ai fumé longtemps et je présente des rides de fumeuse à la lèvre supérieure. Quel est le traitement indiqué et est-ce durable?

Comme les rides sont prononcées, il faut un traitement en conséquence. Qu’il s’agisse de sablage, de laser ou de peeling chimique, le traitement sera assez profond pour entraîner la formation de croûtes qui persisteront pendant un peu plus d’une semaine. Quand les croûtes seront tombées, la zone sera rosée comme les marques d’une brûlure de fourneau sur un avant-bras. On pourra la camoufler avec du fond de teint pendant un mois ou deux. Ce ne seront pas 100% des rides qui disparaîtront, mais la manœuvre en vaut vraiment la peine et le résultat obtenu sera durable.

Combien de temps faut-il prévoir avant de pouvoir retourner au travail?

S’il s’agit d’un lift complet (paupières, visage et cou), trois semaines suffisent en général. Dans le cas d’un lift du visage ou du cou uniquement, deux semaines sont un temps de récupération réaliste.

Une de mes amies a eu un lift il y a quelques mois et il y a eu du relâchement par rapport au début. Pourquoi le chirurgien n’a-t-il pas tiré la peau davantage?

Après avoir libéré la peau, le chirurgien la met sous tension pour déterminer ce qui est de trop et devra être enlevé. Il ne dispose d’aucun appareil permettant de mesurer avec précision ce qu’il peut enlever; c’est donc en se basant sur son expérience qu’il ira jusqu’à la limite d’une tension qui ne menace pas de provoquer la rupture des points de suture. Dans les mois postopératoires, tout dépendant de l’élasticité de la peau, un certain relâchement va se produire. Si la personne désire pousser plus loin la correction, il est parfois utile de faire un décollement limité de la région en question, sous anesthésie locale, de manière à obtenir un résultat optimal.

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